DLÊLA ET SI-AZZOUZ

  (La veuve et le frère 

  du Bacha-Agha)

 

  

                               

                                     Kadda Boutarène                          E.N.A.L., Alger, 1986.     

                             

L'intrigue qui met aux prises dans cet ouvrages la naïve Dlêla avec une fieffée canaille, si Azzouz, sert de support à l'évocation d'une tranche de l'histoire d'Algérie que les générations montantes n'ont pas le droit d'ignorer et que celles qui l'ont vécue ont le devoir de ne pas oublier.

De tristes sires, méprisables chasseurs de prébendes menés par le jeu machiavélique et l'administration coloniale s'agitent et occupent le devant de la scène. En toile de fond un peuple se profite, plie et ahane sous le poids de mille et une servitudes. Garrotté, étranger aux sordides calculs des grands, il souffre dans sa chair et dans son âme ; mais qui s'en soucie?

En prenant connaissance du sort réservé à "l'Indigène" de naguère, le citoyen d'aujourd'hui n'appréciera que mieux sa condition d'homme libre. Quand à l'observateur objectif, il pourra mesurer combien était fondée, profonde et ferme la volonté de l'Algérien de briser ses chaînes.

                                                                                               Kadda Boutarène.