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Il est des livres dont l'intérêt et la valeur rayonnent au point de faire subir au lecteur le sort de la proverbiale vision de l'amour. C'est dire qu'en de tels cas le temps n'est point laissé par le magnétisme exercé, de voir les qualités ou les insuffisances littéraires. Ici la vie n'imite pas la littérature. Et forte de la puissance d'évocation du passé, de l'histoire revue sous l'angle d'un itinéraire exceptionnel, la réalité existentielle supplante tout.
Les écrits de Kadda Boutarène s'inscrivent dans cette lignée enviable. Son premier ouvrage "Kaddour, un enfant algérien témoin des débuts du XXème siècle" (SNED. Alger, 1982) a suscité un engouement sinon une complicité nostalgique telles qu'une suite s'imposait, exigée par les amis, l'entourage de l'auteur et de nombreux lecteurs qui lui ont écrit tout en s'adressant à l'éditeur. C'est ainsi que le vénérable Hadj Kadda Boutarène s'est trouvé dans l'obligation, malgré les contraintes de l'âge, d'honorer un nouvel engorgement avec toute la conviction la sollicitude des "hommes d'antan" et le sens profond et sacré qu'ils confèrent aux notions de rendez-vous et de parole données. Au bout de respectables efforts naquit "Kaddour II. Un adolescent algérien à la veille du centenaire de l'occupation coloniale" (ENAL. Alger, 1986).
... "Kaddour II" est une mine de renseignements divers -politiques, économiques, sociaux, moraux, culturels, etc.- sur le vécu douloureux de la période coloniale. Écrit dans un style clair, précis, mais savoureux, dans la langue correcte à souhait de l'instituteur, le livre de Kadda Boutarène émeut par sa sincérité pudique exprimée avec l'art consommé de ceux qui savent dire toute la vérité essentielle des choses de l'existence...
R.C.,. Mémoires des temps coloniaux, El-Moudjahid, 23 avril 1986.
Mon livre d’Or
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